11 conseils pour bien commencer votre jardin potager

conseils pour commencer votre jardin
Jardin extérieur
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Si vous êtes débutant en jardinage – bienvenue ! Vous êtes sur le point de vous lancer dans un voyage à la fois stimulant, gratifiant, mystérieux et enrichissant.

Pour vous aider à démarrer un jardin potager, j’ai élaboré ce guide avec plein de conseils faciles qui vous aideront à démarrer votre propre potager.

Voici une liste de 11 recommandations pour jardinier en herbe

10 conseils pour jardinier en herbe
Outils de jardin, bêches, râteaux, image Pixabay

Conseil n°1. Associez-vous à un jardinier plus expérimenté

Associez-vous à un jardinier plus expérimenté afin d’apprendre au fur et à mesure. Proposez-lui peut-être de passer du temps dans son jardin pour l’aider pendant qu’il vous enseigne en retour. Tout le monde y gagne !

Conseil n°2. Ne cherchez pas à obtenir un jardin potager parfait

La nature est aussi un peu désordonnée et certains des espaces les plus productifs sont un peu sauvages ! La productivité est plus importante que l’apparence. Il faut d’abord bien comprendre les principes de base.

Conseil n°3. Commencer avec des légumes simples

Feuille de chêne (avec cendre anti limaces)

Choisissez des légumes faciles à cultiver comme la salade, les radis, les haricots, les oignons de printemps, les épinards et les tomates cerise et, bien sûr, les herbes aromatiques. Il vaut mieux bien cultiver quelques plantes que de mal cultiver beaucoup de celles-ci ! Chaque plante a besoin d’une observation régulière et vous donnera des leçons au fur et à mesure de sa croissance. Si vous vous entraînez avec trop de plantes, vous manquerez les moments spéciaux comme la « naissance » des haricots miniatures à partir des fleurs et la floraison des laitues avant qu’elles ne partagent une abondance de graines avec vous.

Si vous acheter une barquette entière de semis, séparez-les et partagez-les avec un ami. Ne plantez que ce dont VOUS avez besoin. Cela vous permettra d’économiser de l’argent et de l’espace.

Apprenez-en plus sur comment démarrer un jardin de légumes ici

Conseil n°4. Faites-vous un journal

Commencez un de journal de jardin dès le début ou au moins dès maintenant si vous avez déjà un jardin ! Cet outil est très utile pour apprendre ce qu’il faut planter et quand, ce qui a mal tourné, les variétés que vous avez cultivées et où vous les avez trouvées, ainsi que d’autres observations. La saison suivante, vous serez déjà mieux informé pour prendre des décisions plus judicieuses.

Conseil n°5. Évitez de trop arroser

Pomme d’arrosoir, image Pixabay

Cette seule action tue plus de plantes qu’elle n’en sauve ! Le sol (surtout dans les pots) a besoin de poches d’air pour que les racines des plantes puissent respirer. Ne noyez pas vos plantes avec trop d’amour !

Irrigation et arrosage au jardin potager

La question des eaux et de la plus haute importance pour le potager. Les eaux de pluie, surtout quand elles se sont chargés d’une quantité plus ou moins considérable de matière organique en coulant sur la terre, passe avec raison pour les meilleurs eaux d’arrosage.
On doit donc les recueillir avec grand soin.
Les arrosages doivent toujours être abondants, il faut imbiber complètement le sol est mouillé et bien à fond.
Pour maintenir la fraîcheur autour de certaines plantes réclamant beaucoup d’eau en été, fraisiers, tomates, etc., Il est bon de mettre au pied de ces plantes un paillis.
Les eaux doivent-être peux calcaires, aérés et à température voisine de l’air ambiant.
Il est possible d’ajouter à l’eau d’arrosage une dose de nitrate de soude pour apporter de l’azote aux plantes comme le fait l’eau de pluie.
On fait dissoudre une fois par semaine environ 1 g de nitrate par litre, ou encore on répand sur le sol avant l’arrosage une dose de 20 g de nitrate par mètre carré.
Les plantes à feuilles molles ou velues, fraisiers, laitues, melons, etc., aiment les arrosages en pluie ; en général il faut plus d’eau aux plantes dans la première période de leur végétation que lorsque les graines et les fruits commencent à se former; vous arroserez plus fréquemment les plantes cultivées pour leurs tiges et leurs feuilles (légumes,fourrages) que celles que vous cultivez pour leurs fleurs ou leurs fruits.
En été donnez de l’eau à vos plantes matin et soir; au printemps et à l’automne, le matin seulement ; si vous arrosez en plein soleil, que votre eau soit à une température aussi élevée que celle des plantes.
L’eau de puits, généralement très mauvaise pour les arrosages, perd un peu de sa crudité si on l’agite beaucoup et longtemps a l’air avant de s’en servir.
Les eaux de sources sont souvent trop froides et veulent être exposé à l’air avant leur emploi dans les bassins exposé au soleil; les eaux stagnantes engendre trop souvent des mousses et font jaunir le gazon. Les meilleurs eaux courantes sont les eaux de rivière.

Conseil n°6. Planter des Oyas

Les Oyas (ou «Ollas») sont des pots en terre cuite non émaillés en forme effilée qui sont enterrés dans le sol avec le haut (col) exposé au-dessus de la surface du sol et remplis d’eau pour l’irrigation souterraine des plantes. Cette technologie d’irrigation peut être la méthode la plus efficace d’irrigation locale des plantes en raison des parois microporeuses qui ne permettent pas à l’eau de s’écouler librement du pot, mais en guident l’infiltration d’eau dans la direction où se développe l’aspiration.

oyas

Lorsqu’il est enterré dans le sol, rempli d’eau et que les cultures sont plantées à côté, le pot en argile effectue une irrigation lorsque l’eau suinte en raison de la force d’aspiration qui attire les molécules d’eau vers les racines des plantes.

La force d’aspiration est créée par la traction de l’humidité du sol et / ou les racines des plantes elles-mêmes. Les racines des plantes poussent autour des pots et ne « tirent » l’humidité qu’en cas de besoin, sans jamais perdre une seule goutte. Ollas élimine pratiquement le ruissellement et l’évaporation courants dans les systèmes d’irrigation modernes, permettant à la plante d’absorber près de 100% de l’eau.

Il est conseillé d’enfouir les oyas avant les plantations. S’il est déjà trop tard, la prochaine fois que vous remplacez vos cultures, et déposez vos semis, mettez-les place avant. L’irrigation Oya est plus efficace pour les cultures ayant un système racinaire fibreux comme les courges, les melons, les pastèques, les tomates et les piments.., mais elle peut aussi être efficace pour établir de jeunes arbres. N’oubliez pas que les racines des arbres peuvent, avec le temps, endommager et même fendre une oya, alors gardez un œil sur elles si elles se vident trop rapidement.

Conseil n°7. Les bons outils

Assurez-vous de vous équiper avec les outils de base du jardinier. Une bonne paire de gant, une binette, un arrosoir, râteau, plantoir, cordeau, des étiquettes pour les plantes, des sécateurs et une brouette sont quelques articles à avoir sous la main.

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Parler du labour ou du bêchage est une culture qui s’avère quand même particulièrement efficace à condition bien sûr d’avoir de bons outils.

La bêche est l’outil principal indispensable du jardinier car la préparation du sol et quelque chose d’absolument essentiel, elle doit être en rapport par son poids par la longueur de son manche avec la personne qui s’en sert.
Il faut de plus qu’elle soit proportionnée à l’épaisseur de la couche végétale.

Découvrez le type de bêche que nous pouvons utiliser

Pour une terre ordinaire, ni trop dure ni trop légère nous conseillons la bêche à fer carrés avec un embranchement à douille simple et un repose-pied qui va nous permettre d’enfoncer très facilement l’outil dans le sol. On substitue à la bêche commune la bêche à bords pointus pour un sol pierreux et dur ; le bord tranchant au lieu d’être en ligne droite décrit une courbe avec une pointe à l’extrémité.
Pour les terrains caillouteux dur ou pour bêcher les massifs d’arbustes, on emploie de préférence la bêche fourchue à 4 dents plates. Avec cet instrument le travail est plus facile.

Un manche en forme de d va être utile lorsqu’on va avoir à faire une forte pression dans un sens, là on a beaucoup plus de force qu’avec un manche à pommeau et c’est aussi très intéressant lorsque l’on fait un trou de plantation et que l’on veut faire un mouvement, nous tenons très bien l’outil.

manche en forme de d

Le labour traditionnel à la bêche se fait au printemps ou à l’automne et de préférence au printemps pour les sols légers sableux et plus tôt à l’automne pour les sols lourds. L’avantage de retourner le sol à la bêche ou à la motobineuse est que l’on va pouvoir enfouir la végétation sauvage comme un véritable engrais vert ou bien aussi incorporer très facilement un amendement organique.


La binette est après la bêche l’instrument le plus employé en jardinage. Sa lame sert à faire les trous pour semer les haricots, buter certains plants, planter les pommes de terre, racler le sol pour supprimer les mauvaises herbes, etc..

jardin potager
Bêche à dents, râteau, serfouette, binette, fourche

Le râteau, garnis de dents de fer plus ou moins nombreuses sert à briser les mottes, niveler le terrain enlever les pierres recouvrir les semences etc…
Le plantoir est un instrument qui sert à planter les jeunes végétaux, salades, choux etc…

La serfouette diffère de la binette par sa lame plus étroite qui sert quelquefois de rayonneur pour effectuer les semis en ligne.
La serfouette à fourche à deux dents formant une fourche du côté opposé à la lame; elle sert à enfouir la terre autour des petites plates-bandes à arracher les liserons, les racines de chiendent etc., etc. 

La brouette au côté mobile est très utile pour transporter le fumier la terre ou les débris végétaux.

La fourche est connu de tout le monde et sert au chargement ou à l’épandage du fumier.

Ce sont là quelques principaux instruments que tout jardinier doit posséder pour ne pas être embarrassé dans l’exécution de ses divers travaux.

Conseil n°8. Entretien des instruments

Les instruments se détériorent vite s’ils ne sont pas convenablement entretenus. Avant de ranger les outils, il faut avoir pris soin de les débarrasser complètement de toute la terre qu’il porte sans quoi la rouille les rongera rapidement. Si les bêches, les binettes etc, doivent rester un certain temps s’en servir, il est bon de les passer à l’huile. Éviter de laisser les cordeaux sous la pluie. Ranger les cloches après usage et visiter les châssis tous les ans pour les consolider. 

Conseil n°9. Gardez vos coquilles d’œufs

Si vous mangez des œufs, broyez les coquilles dans un mélangeur et conservez la poudre dans un pot pour la répandre autour de vos plantes afin d’obtenir du calcium et des minéraux gratuits. Vous pouvez aussi fabriquer vos propres engrais gratuits pour économiser de l’argent.

Conseil n°10. Étiquetez vos plantes

jardin potager

Les bébés plantes sont difficiles à reconnaître lorsqu’elles sont petites et il est facile de les confondre avec qui est qui (Croyez-moi que différencier un pied de melon, d’un pied de courgette ou de potiron n’est pas facile du tout.) ! Placez des étiquettes à côté de chaque plante avec la variété, la date de semis.

Récupérez tous les bâtonnets de glace que vous pourrez, cela fait très bien l’affaire !

Conseil n°11. Prendre des photos

Prenez aussi des photos pour avoir une trace et apprendre à identifier vos légumes et vos herbes. Au fur et à mesure que vos plantes grandissent, vous les verrez se transformer de bébés en différents stades de développement jusqu’à ce qu’elles soient matures et prêtes à être consommées. L’odeur des feuilles vous donnera souvent un indice sur leur identité.

Les meilleures choses ont besoin de patience…

Les types de sol d’un jardin potager

jardin potager

II faut toujours préférer une terre même un peu médiocre, légère, perméable, mais bien profonde, et, par conséquent, se prêtant facilement aux améliorations du jardinage, à une terre meilleure à la surface, imperméable et sans épaisseur. Si vous avez le choix entre plusieurs terrains, prenez celui qui fait face au levant ou au midi, füt-il inférieur en qualité. 

Si le jardin se trouve exposé au nord, abritez-le de ce côté, par des murs, des palissades ou des abris composés de cyprès ou de thuya, dont les racines ne nuisent pas aux légumes. Assurez-vous tout d’abord que vous vous procurerez de l’eau en creusant des puits d’une profondeur ordinaire. 

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Un sol siliceux est rude au toucher ; trituré dans une assiette, on entend des craquements. II peut se travailler en toute saison et ne colle pas aux instruments. 

Les terres sableuses se dessèchent rapidement. On les améliore par l’apport de chaux, de marne et de fumier de ferme gras bien décomposé. II est important d’examiner le sous-sol, car s’il est argileux, en le mélangeant par un défoncement, on obtiendra un excellent terrain. 

Dans les sols siliceux, le châtaignier, le platane et le peuplier poussent bien. La terre forte ou argileuse est toujours douce au toucher ; cuite au feu, elle fournit une brique serrée et consistante. L’oxyde de fer communique au sol une couleur jaune rouge ; s’il y a trop d’oxydes métalliques, la végétation sera maigre. 

Les sols argileux sont durs, tenaces et d’un travail difficile. Ils deviennent boueux par les temps de pluie et, au contraire, d’une extrême dureté avec des crevasses, par la sécheresse. On les améliore par des fumiers longs et pailleux, des amendements calcaires, et il faut les travailler, autant que possible, avant l’hiver pour que l’action des gelées se fasse sentir avec plus de force. 

Les sols calcaires sont de couleur grisâtre et font effervescence quand on verse dessus du vinaigre fort. Ils sont, en général, peu profonds et faciles travailler. Par les temps de pluie, ils deviennent collants. Le fumier s’y décompose très bien et il faut fumer à petites doses souvent répétées. 

Les sols tourbeux ou humifères proviennent de l’accumulation des débris végétaux dans un endroit humide. Ils sont noirs et doivent être assainis par des fossés ou des drainages. Avec de la chaux et des engrais phosphatés, on en obtient d’excellentes terres pour les légumes. 

La terre de bruyère est une terre humifère mélangée à une forte proportion de sable, ce qui la rend plus légère. 

La valeur d’un sol est intimement liée à la nature du sous-sol. C’est pourquoi il faut toujours examiner l’un et l’autre. Certaines plantes sont des indices de bonne fertilité. Ainsi, le Sureau yèble, le Fumeterre, la Mercuriale, le Chardon, le Coquelicot, l’Arrête-bœuf se trouvent surtout dans les bonnes terres. Par contre, les Fougères, les Bruyères, les Joncs et la Mousse se rencontrent plutôt dans les terres maigres.

Préparation du sol, entretien et repiquage

Préparer le sol pour l’ameublir, l’aérer, détruire les mauvaises herbes, enfouir les engrais et les semences.

Défoncement : le terrain une fois choisi doit être mis en état de recevoir les semences ou les plantes et il faut mettre celles-ci dans les meilleures conditions possibles de développement. Le défoncement peut-être plus ou moins profond suivant ce que l’on veut obtenir.
Pour les légumes, un défoncement de 50 cm suffit alors que pour les arbres, il faut aller jusqu’à 80 cm.

Le défoncement donne aux racines des plantes un espace plus grand pour se développer et trouver leur nourriture. Il permet aux végétaux de mieux résister à la sécheresse. En général, tous les terrains neufs doivent être défoncés, de même que les terrains en culture doivent l’être à nouveau. C’est un travail assez long, mais qui est très utile, que l’on fait, autant que possible, avant l’hiver.

Les pierres sont triées pendant le travail et on enfoui le fumier où les mauvaises herbes que l’on recouvre de terre. Les labours pratiqués à la fin de l’automne préparent bien le sol. Sous l’influence de la gelée, la terre se désagrège et s’ameublit, surtout les terres fortes.
Il faut aussi pour pratiquer le labour que le sol ne soit ni trop sec ni trop humide.

Binage : ils sont faits pour écroûter la surface du sol dans le but de l’aérer et de faciliter l’ascension de l’eau qui se trouve dans les couches profondes jusqu’aux racines des plantes. C’est ce qui fait dire qu’un binage vaut un arrosage.
Avec les binages, on détruit également les mauvaises herbes, car toute la surface du sol est travaillée. On les exécute avec les binettes ou les serfouettes.

Sarclage : il a pour but l’arrachage les mauvaises herbes, à la main, soit avec des outils. Ces deux opérations sont facilitées si les plantes sont semées en ligne, comme les carottes, les navets, les épinards, etc.

Repiquage/Éclaircissage : c’est l’opération qui a pour but de prendre les jeunes plants trop serré pour les planter plus espacée, afin qu’elles aient plus d’air, de lumière et de chaleur pour prendre le plus grand développement. Les plantes que l’on doit repiquer doivent, autant que possible, être arrachées peu de temps avant, car l’air dessèche les racines. Cette opération s’effectue de préférence par temps couvert et dans un sol bien ameubli et frais. 

Plantation à demeure : Plus tard, on les reprend et on les plante à demeure. On plante ordinairement en lignes et en quinconce.
Il faut, tant que possible, prendre les jeunes plants avec une motte de terre ou, alors, il ne faut pas négliger de raccourcir les racines au couteau. Cela favorise beaucoup la formation des radicelles dans le sol. Pour certains légumes, comme les salades, les poireaux, les jeunes artichauts, on coupe en même temps une partie des feuilles, afin de diminuer l’évaporation dans la plante et de favoriser la reprise. Cette opération s’appelle habillage.

Assolement : il serait néfaste pour le terrain et les récoltes de cultiver les mêmes légumes sur les mêmes emplacements. On arriverait ainsi à un appauvrissement organique du sol et à des récoltes de plus en plus maigres. L’assolement a pour but d’éviter ce double danger en faisant successivement succéder sur les mêmes planches de plantation des espèces de légumes différents.


D’une récolte à l’autre, changez vos emplacements :

Après l’ail planter des salades
Après les carottes hâtives planter des haricots
Après les carottes tardives planter des navets
Après le céleri planter des choux
Après les choux planter des carottes
Après les choux de printemps planter les poireaux
Après les choux raves planter les choux
Après les fèves planter les poireaux
Après les haricots planter les oignons
Après les pois planter les oignons
Après les salades planter les panais 

Etc.

Jardinage sans outils ou presque

Planter dans un jardin de bottes de paille

Il existe une autre façon de faire pousser les légumes que part le sol d’un potager. Le bêchage ou le labourage d’un sol est un travail physique et peu prendre beaucoup de temps en préparation. Il existe un autre concept pour faire des légumes plus simplement, lisez la suite.

Le jardinage en bottes de paille

Le jardinage en bottes de paille est une technique qui est utilisée depuis des milliers d’années, dans le monde entier. Le concept est simple : Lorsque la paille commence à se décomposer, elle se transforme en une jardinière riche et compostable, idéale pour la culture des légumes.

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Les bottes de paille ne durent qu’une saison, ou peut-être deux, donc l’idéal est de planter juste pour l’année. Elles sont donc parfaites pour les plantes annuelles et les légumes ! Utilisez-les pour faire pousser de délicieuses tomates, des concombres, des haricots, de la laitue et bien d’autres choses encore. Pour un treillis facile à réaliser soi-même, il suffit d’ajouter un grand piquet à chaque extrémité d’une botte et de ficeler du fil de fer entre les deux.

L’avantage des bottes de paille :

Les jardinières en bottes de paille sont la solution parfaite à de nombreux problèmes courants de jardinage :

Le compost : Non seulement elles sont compostables et font leur propre compost pour faire pousser des fleurs, mais lorsque la saison est terminée, contrairement à une jardinière remplie de terreau, la botte commence sa vie comme un milieu essentiellement stérile. À la fin de la saison, elle se transforme en une masse de matière organique partiellement compostée qui fourmille de vie. Après la récolte, cette matière constitue un parfait terreau pour les plates-bandes ou un ajout précieux au tas de compost.

La paille se décompose naturellement en une terre riche et noire, pleine de matière organique ! Elle est également excellente pour les besoins des plantes en matière de drainage de l’eau, le drainage naturel étant intégré entre les tiges.

Les saisons des cultures sont courtes : Les bottes de paille n’ont pas besoin d’être dégelées, elles peuvent donc être prêtes plus tôt dans la saison. Le carbone et l’azote réunis produisent naturellement de la chaleur (pour la fabrication du compost), ce qui permet à vos plantes de démarrer plus tôt.

Peu d’entretien : Les bottes de paille nécessitent très peu d’entretien. Avec un nouveau sol qui se forme chaque jour, il est facile de creuser pour planter ses légumes. Les bottes sont également exemptes de mauvaises herbes par nature.

Points fort des bottes de paille

  • La possibilité de placer un jardin instantané partout où le soleil brille
  • Un moyen d’éviter les sols mal drainés, difficiles à travailler ou malades
  • Une expérience de jardinage beaucoup moins laborieuse, éliminant le labourage et le désherbage

Point faible

  • L’odeur nauséabonde du purin d’ortie

Planter dans un jardin de bottes de paille :

La plantation nécessite simplement un peu de planification pour commencer. Les bottes ont besoin d’un peu de temps pour se préparer à faire pousser les plantes.

Commencez par obtenir des bottes de paille – pas du foin. Le foin est peut-être moins cher, mais il s’agit généralement d’herbe séchée qui sont pleine de graines. Avec du foin, vous aurez plus de mauvaises herbes et un temps de décomposition trop court.

Vous pouvez trouver des bottes dans les jardineries ou demandez au paysan du coin.

Placer vos bottes dans un endroit où il y a beaucoup de soleil. Placez une barrière entre la botte et l’herbe pour empêcher les mauvaises herbes – du paillis de bois ou du papier journal fera l’affaire. Arrosez bien vos balles tous les jours pendant deux semaines.

Les bottes peuvent sentir très forte et être chaude au toucher. L'odeur va se dissiper et le compostage se poursuivra
Les bottes peuvent sentir très forte et être chaude au toucher. L’odeur va se dissiper et le compostage se poursuivra

Préparer ses bottes de pailles

Pour la première semaine, fertilisez un jour sur deux avec un engrais de premier choix (beaucoup d’azote ex : purin d’ortie). Les jours où vous n’appliquez pas d’azote, arrosez simplement les bottes à fond. La deuxième semaine, fertilisez avec des demi-doses tous les jours pendant les trois premiers jours. Suivi avec un arrosage complet. Après trois jours d’ajout d’azote, arrosez quotidiennement. À la fin de la semaine, saupoudrez chaque botte de 2 tasses d’engrais équilibré, comme du 5-5-5 biologique. Arrosez abondamment. Après cette préparation, votre botte devrait être chaude au toucher. Vous remarquerez peut-être aussi le « poivrage », l’apparition de petites mottes de terre. Cela signifie que vous êtes prêt à planter !

Sources d’azote:

Engrais à gazon conventionnel (29-0-4 NPK). Assurez-vous qu’il ne comprend pas de désherbant. Utiliser 1/2 tasse par botte, par application.

Sang –  Utilisez 3 tasses par botte, par application.

Pourquoi tant d’azote? Il démarre le processus de compostage et crée un environnement idéal pour les racines des plantes. Au cours des deux semaines, les balles chauffent considérablement et peuvent atteindre des températures de 125 degrés F ou plus.

1 2 3 plantez !

Que faire pousser

Vous pouvez faire pousser des cultures à partir de graines ou de semis – comme vous le feriez dans un lit surélevé ou dans le sol. Pour les semis, pensez aux tomates, aubergines, poivrons et légumes verts de printemps. Si vous plantez à partir de graines, commencez par les haricots, les concombres et les courges. Les carottes, les betteraves, les patates douces et les pommes de terre peuvent être bien cultivées. Ne plantez pas plus de deux plants de tomates, de poivrons ou d’aubergines par botte.

Pour planter les semis, faites un petit trou en séparant la paille avec vos doigts ou un plantoir. Placez votre semis dans le trou et arrosez abondamment. Vous pouvez recouvrir les racines exposées d’un léger apport de terreau. Pour les graines, il suffit de déposer un peu de terreau sur vos bottes. Ajoutez vos graines comme vous le feriez dans une plate-bande et arrosez abondamment pour qu’elles se déposent.

Avec un peu de planification et de préparation, et très peu de travail, vous pouvez avoir un jardin simple et nécessitant peu d’entretien. Placez, préparez et plantez, et vous êtes prêt à jardiner toute la saison avec des bottes de paille !

Entretien et dépannage

Les bottes peuvent sécher rapidement car elles sont hors sol et perméables. Assurez-vous d’arroser régulièrement. L’irrigation goutte à goutte, drapé sur le dessus, fonctionne bien.

L'irrigation au goutte à goutte facilite la tache
L’irrigation au goutte à goutte facilite la tache

De même, une alimentation régulière est importante, car un arrosage fréquent entraînera une perte de nutriments plus rapidement. Nourrissez vos cultures une fois par semaine avec une nourriture végétale équilibrée et soluble dans l’eau .

À la fin de la saison, les bottes se décomposeront, l’étendue dépend des cultures qui y sont cultivées et du temps. Certains tiennent assez bien pour planter de l’ail à l’automne. D’autres s’effondrent dans un riche tas de compost, parfait pour être ajouté à des conteneurs ou modifier des lits de jardin.

Un guide de démarrage rapide pour les lits surélevés

Même si vous n’avez pas beaucoup de temps pour le jardinage, vous pouvez toujours avoir un potager productif, quelle que soit sa taille. 

Comment ? Commencez avec un lit surélevé. C’est le raccourci vers une récolte abondante, même la première année. Voici comment tirer le meilleur parti de votre lit surélevé

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